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En 1952, l'un des grands théologiens du XXe sičcle, le futur Cardinal Hans-Urs von Balthasar, écrit: «L'avenir de l'Eglise [...] dépend d'une question: trouvera-t-on les laďcs disposés ŕ vivre et ŕ façonner le monde ŕ partir de la force inentamée de l'Evangile? Que clergé et ordres n'y suffisent plus, n'échappe ŕ aucun ętre lucide. Ce n'est pas de leur faute. C'est la «faute» du monde qui accčde ŕ sa majorité.» Quelques années plus tard a lieu le Concile Vatican II. Il redécouvre le «sacerdoce royal» (2 Pi 2,9), non pas des laďcs - la Bible ne connaît ni le mot ni la chose - mais des croyants. Redécouverte peu utile puisque trente-cinq ans plus tard, rien ou presque n'a changé. - Pourquoi? C'est ŕ trouver des éléments de réponse ŕ cette question que s'emploie l'auteur de la présente étude, laďc engagé et trčs attaché ŕ sa paroisse. Pour rabaisser encore une Eglise en perte de vitesse? Pas du tout. Mais pour montrer que, si elle le voulait, l'Eglise pourrait mobiliser des forces considérables, celles qu'évoque Hans-Urs von Balthasar. Désigner des carences, c'est révéler des lieux - des chances! - oů la Réforme pourrait s'amorcer. L'auteur en aborde cinq: le rôle des «laďcs», le langage et l'autorité du magistčre, le pouvoir, le statut de la femme et l'oecuménisme. En somme, est ici tenté le travail qui devrait incomber aux théologiens de métier, si l'Institution le leur permettait.
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