18 523 037 książek w 175 językach
Jednak się nie przyda? Nic nie szkodzi! Możesz zwrócić produkty nawet do 30 dni
Bon prezentowy to zawsze dobry pomysł. Obdarowany może za bon prezentowy wybrać cokolwiek z naszej oferty.
Nawet do 30 dni na zwrot
Flaubert plus qu’aucun autre sans doute a fait de la littérature une exigence absolue, et la trame de sa vie-même, comme il l’écrivit à Louise Colet, en 1852, alors qu’il composait Madame Bovary : « Je suis un homme-plume. Je sens par elle, à cause d’elle, par rapport à elle et beaucoup plus avec elle ». L’atelier de Flaubert c’est d’abord Croisset, son « refuge », où il travaillait tard dans la nuit, entre des séjours réguliers à Paris. Mais ce sont aussi les voyages, en Bretagne, en Orient, dont il rapporta notes et idées pour longtemps, ou bien ces voyages de repérage pour la préparation d’une œuvre, en Tunisie pour Salammbô, à Nogent et à Fontainebleau pour L’Éducation sentimentale. L’atelier, c’est aussi l’amitié de quelques proches auxquels Flaubert « gueulait » régulièrement, au fur et à mesure, ses pages, ou bien auxquels il écrivait, tenant avec eux une sorte de journal de ses œuvres. L’atelier c’est enfin l’immense documentation qu’il réunit pour chaque œuvre, dans les bibliothèques et par des contacts avec les savants de son temps. L’atelier de l’œuvre Flaubert, ce sont les dizaines de milliers de pages issues de ce travail, carnets, notes de lecture, scénarios, brouillons, rédactions successives, œuvre par œuvre, qui aboutissent à la puissante singularité de chacune, et à ce « réel écrit » que devait être pour lui la prose moderne.